L’enseigne française GiFi a été placée en redressement judiciaire mardi 3 novembre, à la demande de l’entreprise, selon une décision consultée par l’Agence France-Presse. Ses magasins emploient 6 000 personnes en France, et le groupe traverse d’importantes difficultés financières.

Le tribunal de commerce de Toulouse a ordonné une période d’observation de six mois et fixé une audience au 8 janvier 2027. Le tribunal examinera si GiFi dispose de capacités financières suffisantes pour poursuivre son activité et si la période d’observation doit être maintenue.

Le nouveau président du directoire de GiFi, Patrick Puy, a déclaré que la procédure n’aurait pas, à elle seule, d’impact immédiat sur les emplois et n’entraînerait pas de nouveau plan de sauvegarde de l’emploi. Puy, dont la nomination a été annoncée à la mi-octobre, a indiqué que l’entreprise avait demandé son redressement judiciaire pour protéger l’activité et la poursuivre.

Les difficultés du groupe font suite à l’échec d’un changement de système informatique en 2023, qui a perturbé la gestion des stocks. GiFi a également subi la pression d’autres enseignes à bas prix, notamment Action et Maxi Bazar, ainsi que de plateformes en ligne comme Temu et AliExpress. Ses ventes avaient auparavant souffert des fermetures temporaires de magasins pendant la crise du Covid.

En 2025, GiFi a envisagé de réduire ses effectifs de 5 %, avant d’abandonner le projet. Depuis, l’enseigne a engagé le transfert d’une trentaine de magasins au distributeur alimentaire Grand Frais. La chaîne, fondée par Philippe Ginestet en 1981, exploite plus de 500 magasins.

Sources: Le Monde Économie.