Les salariés de SFR ont quitté le siège de l’entreprise à Balard, à Paris, le mardi 3 novembre, pour protester contre les conséquences sociales du projet de rachat par Bouygues Telecom, Free et Orange. Il s’agissait de la deuxième grève contre cette opération, après une première mobilisation le 24 septembre.

Le projet de rachat, évalué entre 20,35 et 21 milliards d’euros, a suscité des inquiétudes chez les 8 000 salariés de SFR quant à l’avenir de leurs emplois. Les salariés se sont rassemblés devant le bâtiment tandis que des représentants syndicaux s’adressaient à eux.

Caroline, salariée du département des systèmes d’information qui a demandé à ne pas être identifiée par son vrai nom, a décrit l’opération comme un démantèlement du deuxième opérateur télécom français. Après 20 ans chez SFR, elle a déclaré craindre de perdre son emploi et critiqué la direction de l’entreprise, ajoutant que les salariés avaient le sentiment d’être considérés comme jetables.

Sources: Le Monde Économie.