Le marché du travail français présente des signes de dégradation, le chômage atteignant 8,3 % à la fin du mois de juin et devant continuer d’augmenter, selon Le Monde. Le nombre de personnes inscrites à France Travail a augmenté de 0,9 % au troisième trimestre. Les jeunes sont aussi touchés : les inscriptions des moins de 25 ans dans les catégories A, B et C ont progressé de 3,4 % sur un an.

Les diplômés des grandes écoles ne sont pas à l’abri de cette tendance. Un quart de ceux qui ont été diplômés en 2025 n’étaient pas employés six mois plus tard, selon la Conférence des grandes écoles, rapporte Le Monde.

L’entreprise suédoise spécialisée dans l’image de marque employeur Universum a publié le 29 octobre deux études qui indiquent un changement de priorités. L’une a interrogé 100 000 étudiants dans neuf grandes économies, dont 19 000 en France. L’autre a interrogé 6 560 cadres français diplômés du même type d’écoles, avec une distinction entre les filières commerce, ingénierie et informatique ; deux tiers de ces cadres avaient entre 24 et 39 ans.

Le salaire reste une priorité pour les étudiants dans le monde et en France, et il demeure en tête pour les cadres en activité. Mais la sécurité de l’emploi gagne du terrain. Entre 2025 et 2026, la réputation de l’employeur a progressé de 7 points parmi les priorités citées par les cadres, tandis que la sécurité de l’emploi a gagné 5 points chez les diplômés d’écoles de commerce et 4 points chez les ingénieurs. Pour les salariés, la sécurité de l’emploi signifie une entreprise financièrement saine et des contrats durables, selon l’article. Le sens du travail et les engagements sociétaux et environnementaux apparaissent plus bas parmi les critères de sélection.

Sources: Le Monde Économie.