Les jurys chargés des concours d’entrée 2026 de l’Institut national du service public (INSP), anciennement l’ENA, ont une nouvelle fois souligné les faiblesses des connaissances historiques de certains candidats. Dans un rapport publié le 30 octobre, Philippe Mahé a déclaré que trop de candidats ne connaissaient pas les grands événements de l’histoire politique, économique et sociale des IVe et Ve Républiques.
Philippe Mahé, qui a auparavant été préfet du Finistère et du Var, a estimé que les candidats aux postes supérieurs de l’État devraient être capables de situer les principales personnalités et les principaux événements politiques dans la chronologie récente du pays. Le rapport juge inacceptables les cas de candidats incapables d’identifier un président de la République ou de situer correctement sa présidence au cours des six dernières décennies. Il relève également que certains candidats ont considéré la crise de la Covid-19 comme le dernier repère chronologique de l’histoire contemporaine.
Les examinateurs ont insisté sur le fait que les candidats sont censés suivre l’actualité. Cette année, l’épreuve de questions contemporaines du concours externe portait sur la question de savoir si le caractère démocratique de l’État le rend impuissant. Toutefois, les jurys ont indiqué que l’actualité devait être analysée dans une perspective historique plus large, permettant aux candidats de souligner sa portée ou de la replacer dans son contexte.
Selon le rapport, de nombreux candidats ont eu du mal à trouver cet équilibre et semblaient uniquement familiarisés avec les évolutions des quelques mois précédents. Un exemple concernait l’affirmation selon laquelle l’absence d’une majorité claire à l’Assemblée nationale depuis la dissolution de 2024 serait la cause directe de l’impuissance réelle ou perçue de l’État démocratique.
Sources: Le Monde Économie.