Lors de son investiture en janvier 2025, Donald Trump a promis d’utiliser les pouvoirs de son administration pour lutter contre l’inflation et faire rapidement baisser les prix. Près de deux ans plus tard, les pressions persistantes liées au coût de la vie sont devenues une source majeure de mécontentement des électeurs et ont contribué à la victoire des démocrates aux élections de mi-mandat, donnant au parti le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, indique le rapport.

Les prix, qui étaient déjà une préoccupation pendant la présidence de Joe Biden, ont de nouveau accéléré sous l’effet des droits de douane américains et de la guerre en Iran. Le rapport établit également un lien entre la hausse des coûts de l’énergie et l’expansion rapide de la construction de centres de données destinés à l’intelligence artificielle. La hausse des taux d’intérêt a accentué la pression en renchérissant les prêts hypothécaires et les dépenses des consommateurs.

Un sondage de l’Associated Press cité par The Washington Post a révélé que 39 % des Américains considèrent l’économie comme le problème le plus important du pays, tandis que près de 90 % estiment que le coût de la vie a joué un rôle important dans leur vote. Les trois quarts ont qualifié l’économie de mauvaise ou de très mauvaise, et près de 80 % ont déclaré que l’inflation avait entraîné des difficultés financières pour leur famille au cours de l’année écoulée.

Tomás Urani, stratège en chef des marchés au sein du département économique de Santander, a déclaré que l’effet cumulé des hausses de prix sur plusieurs années préoccupait davantage les ménages que l’inflation à elle seule. Andressa Durão, économiste chez ASA, a affirmé que les droits de douane de Trump avaient augmenté le coût des biens, tandis que la guerre en Iran avait fait grimper les prix des carburants. Elle a également souligné le mécontentement croissant suscité par la hausse des prix de l’électricité à proximité des nouveaux centres de données.

La dernière mesure de l’indice des prix à la consommation citée dans le rapport indiquait une hausse de l’inflation de 0,6 % en septembre et de 3,7 % sur 12 mois, les prix de l’essence étant à l’origine de cette hausse. Les économistes Felipe Mecchi, de C6 Bank, et Bernardo Dutra, d’Itaú Unibanco, ont également mis en avant les coûts des carburants et de l’énergie, faisant remarquer que la hausse des prix des carburants peut se répercuter sur le transport de marchandises et d’autres dépenses.

La situation économique n’est pas uniformément défavorable : le PIB des États-Unis progresse à un rythme annuel légèrement supérieur à 2 %, et le marché du travail reste robuste, selon Mecchi. Mais la Réserve fédérale dispose d’une marge de manœuvre limitée pour répondre aux pressions sur les prix. Elle a maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,75 % à 4 % par an et a indiqué que ses décisions futures dépendraient des données économiques à venir. Selon l’outil FedWatch du CME Group, les investisseurs estiment que de nouvelles hausses de taux pourraient être nécessaires à partir de décembre, puis d’autres en 2027.

Sources: Folha Mercado.